|
Sr. Member - Chef de la Patrie
Total Posts: 1603
Joined 2009-12-08
|
Les circonstances du drame du 18 avril 2012
Le 18 avril 2012, les responsables de la douane et du service de l’Immigration à Malpasse ont décidé de fermer la frontière à cinq heures trente de l’après-midi (5:30 PM), soit, trente (30) minutes avant l’heure de fermeture habituell, indique la rapport d’enquête du Rnddh.
Cette décision a créé la panique sur la frontière et, plusieurs individus, dont des syndicalistes, ont essayé de parlementer avec Mercidieu Valentin CALIXTE pour le porter à revenir sur cette décision.
Face au refus catégorique qui leur a été opposé, une vive dispute s’en est suivie, au cours de laquelle des propos ronflants ont été prononcés de part et d’autre.
Plusieurs commerçants qui, en raison de leurs engagements devaient se rendre en République Dominicaine ont été obligés d’abandonner leur véhicule sur la cour de la douane. Il en a été de même pour ceux qui se trouvaient en République Dominicaine et qui devaient rentrer chez eux. Ils ont traversé la frontière, ont laissé leur véhicule sur la cour de la douane et sont passés par la passerelle des piétons pour renter chez eux par le moyen des transports publics.
Octanol DERISSAINT était au volant de son camion immatriculé ZA 04366 et revenait de la République Dominicaine.
A son arrivée, la barrière ayant déjà été fermée, il a stationné son camion et attendait une moto pour rentrer chez lui, lorsque plusieurs des individus, qui accompagnent généralement Mercidieu Valentin CALIXTE, l’ont abordé, continuant avec lui la discussion préalablement éclatée sur la cour de la douane et relative à la fermeture prématurée de la frontière’ précise le rapport d’enquête.
C’est à ce moment que Mercidieu Valentin CALIXTE s’est amené, lançant à l’encontre des habitants de Fond Parisien, des propos peu élogieux, arguant que ces derniers doivent être traités avec rigueur.
Parallèlement, un chauffeur de motocyclette, appelé par Jean Pétimé POLISSAINT et répondant au nom de Wisly PAUL, a demandé à Mercidieu Valentin CALIXTE la raison pour laquelle il s’en prenait aux membres de la population de Fond Parisien.
Offusqué de la hardiesse de ce chauffeur de motocyclette, ce dernier a dégainé son arme et a tiré en l’air, à trois (3) reprises. Les habitants de Fond Parisien, qui se trouvaient sur les lieux, ont menacé Mercidieu Valentin CALIXTE de l’empêcher de rentrer chez lui à Port-au-Prince.
Suite à cet incident, Octanol DERISSAINT et Jean Pétimé POLISSAINT sont montés à bord de la moto de Wisly PAUL et sont rentrés chez eux. Ils ont pris leur bain et se sont donné rendez-vous à l’Ambassadeur du Christ Boutique, un dépôt de boissons gazeuses appartenant au père de Octanol DERISSAINT, en vue de discuter de ce qui venait de se passer.
Ils échangeaient à propos de l’événement avec quelques amis, lorsque Mercidieu Valentin CALIXTE , accompagné de trois (3) autres individus ont fait leur apparition, à bord d’une Nissan Patrol de couleur blanche. Ces individus répondent aux noms de : Jean Joseph Fred LAVAUD, un agent de la police nationale d’Haïti (Pnh), Guy ALEXANDRE et Reynold BOURDEAU….
Sans réfléchir, il a dégainé son arme pour la seconde fois et a tiré deux (2) balles, dont l’une a atteint Octanol DERISSAINT à la tête, au niveau de l’occipital, ressortant par l’avant du crâne.
Pour s’enfuir après leurs méfaits, Mercidieu Valentin CALIXTE et ses trois (3) acolytes - toujours à bord du même véhicule - ont tiré une rafale de balles d’armes automatiques et sont partis à toute vitesse.
L’inspecteur divisionnaire Jean Garry ROC, qui était sur les lieux, avec quatre (4) agents de la Pnh, ont dû se mettre à l’abri pour ne pas y laisser leur vie.
De plus, le véhicule appartenant à Jean Romain DERISSAINT (le cousin de Octanol Dérissaint) , un pick-up de marque Toyota de couleur noire immatriculée TP 14284, stationné sur le bas-côté de la rue, a essuyé deux (2) balles. La vitre avant est brisée.
Quelques antécédents, selon le rapport d’enquête du Rnddh
Depuis octobre 2011, Mercidieu Valentin CALIXTE se rend régulièrement à Malpasse, où il est présenté comme étant le conseiller politique du président (Joseph Michel Martelly), le représentant de la présidence sur la frontière et le délégué de la « première dame », fait savoir le rapport d’enquête du Rnddh..
C’est à Mercidieu Valentin CALIXTE qu’il incombe d’ouvrir la barrière de la frontière, le matin, et de la fermer, le soir, avant son départ. Lorsqu’il est empêché, il délègue un de ses collègues.
De son arrivée à nos jours, Mercidieu Valentin CALIXTE n’a établi aucun contact avec les autorités policières et judiciaires locales. Pour plus d’uns, il est un envoyé spécial du président ,dont la tâche réelle n’est pas connue. Pour d’autres, il est tout simplement un rançonneur.
Toutefois, lors de son entrevue avec le Rnddh, Mercidieu Valentin CALIXTE a affirmé être le conseiller politique du président, responsable de la supervision des travaux de réhabilitation de toutes les zones frontalières. Dans le cadre de son travail, il a sous ses ordres dix (10) individus qui, selon lui, sont embauchés à titre de portefaix.
[ Edited: 01 May 2012 01:18 PM by en devant ]
|